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les 7 péchés capitaux des réseaux sociaux

Les péchés capitaux à l’heure du numérique

Ce livre, facile d’accès, constitue une excellente entrée en matière dans l’univers des dérives des réseaux sociaux. L’auteure, Bénédite Flye Sainte Marie, lève le voile sur de nombreux travers vers lesquels les consomateurs du numérique sont involontairement poussés. Telle une mouche captée par la toile de l’arraignée, il vous sera bien compliqué de vous en extraire. Vous voliez librement ? Quel beau souvenir ! Vous êtes dorénavant suspendu en l’air, dans une parodie du vol. Figé, empêtré, statique, vous avez le choix : soit vous complaire dans ce pseudo confort numérique, soit contempler l’étendue des dégats de votre emprisonnement.

Est-ce un appel à quitter les réseaux sociaux ?

Non, ce n’est pas la voie qui nous est proposée dans cet ouvrage. La voie sur laquelle chacun est invité à cheminer est la voie de la conscience. Car le défi pour chaque utilisateur de la toile est justement de discerner ce qui en fait les dangers. De distinguer le filet numérique qui a été tissé pour nous attraper et nous garder captif… comme des mouches !

En mentionnant dans son titre les 7 péchés capitaux  Bénédicte Flye Sainte Marie dévoile les intentions malveillantes des entreprises à l’origine des réseaux sociaux. À savoir, déclencher en nous des cycles de dépendances négatives ancrées sur nos fameux péchés capitaux qui sont nos mobiles pour commettre tous les crimes (Wikipédia).

Les 7 péchés capitaux des réseaux sociaux, quelques extraits

  

1 – La culture de la dépendance 

[…] les concepteurs des réseaux sociaux les ont délibérément élaborés pour nous accaparer. De l’aveu même des petits génies qui les ont enfantés, leur objectif, dès le départ, était de « briser (notre) volonté » et de jouer sur nos faiblesses psychologiques pour installer l’addiction. En bref, de capitaliser au maximum sur ce que Tristan Harris […] nomme « l’économie de l’extraction de l’attention ».

2 – L’avènement de l’hyper-narcissime 

[…] ces plateformes censées engendrer du lien entre les gens et générer du partage ont peu à peu perdu leur raison d’être. Celles qui auraient dû rimer avec l’exaltation du « nous ensemble » sont aujourd’hui le lieu rêvé pour encenser « le moi tout seul ».

3 – L’impudeur – La mort de l’intimité 

L’autre danger, à envisager sur le long terme, est le retentissement négatif que cette exposition permanente est susceptible d’avoir sur la construction psychologique de nos bouts de chou : est-il sain que leur apparence extérieure devienne pour eux le seul étalon qui soit pour jauger leur valeur ?

4 – La paresse au bout du clavier 

[…] l’architecture intrinsèque de ces sites et leurs dark patterns (« pièges à utilisateurs »), c’est-à-dire leurs boutons, couleurs et images qui nous envoûtent et nous crient : « Ne me quitte pas » sont précisément conçus pour happer notre attention et l’enfermer à triple tour. Mais même conscients de cela, nous ne résistons pas à leur appel. Nous savons que le fossé est boueux mais nous y allons quand même !

5 – L’associabilité – La sociabilité mise en danger

[…] nous sommes mieux dans nos baskets lorsque nous consommons avec modération les réseaux sociaux, penauds et insatisfaits lorsque nous en abusons.

6 – La fabrique de la haine et l’instinct grégaire

Vous vous endoctrinez vous-même avec votre propre point de vue et vous ne le savez même pas. Vous ne savez pas que ce que vous voyez est la partie de l’image qui reflète ce que vous voulez voir, pas l’image complète. Et il y a des conséquences pour la démocratie. Pour être un bon citoyen, il est important de pouvoir se mettre à la place des autres et d’avoir une vue d’ensemble. Si tout ce que vous voyez est enraciné dans votre propre identité, cela devient difficile, voire impossible. – Eli Pariser, interview donné en 2011 dans le Times.

7 – L’infobésité – L’overdose informationnelle 

Car l’infobésité […] nous expose à plusieurs périls conjugués. Le premier est une sorte d’épuisement psychologique car notre cerveau est mitraillé de beaucoup plus de données qu’il n’est capable d’en recevoir et d’en traiter. Lesté, surchargé, il n’est donc plus capable de raisonner correctement. […] cette hypertrophie informationnelle produit également une sorte d’addiction, le FoMo, qui fait que sous le règne du Web, nous sommes devenus des boulimiques qui exigent d’en savoir toujours plus et paniquent à l’idée de passer à côté de LA nouvelle sensationnelle…

Ils en parlent

La radio RTS dans son émission l’époque du 14 mars 2020 (24′).

Un Interview pour le blog La famille Zen du 9 mars 2020. 

Philippe Cavin - à propos

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