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vivre avec les réseaux sociaux

Au début du mois dernier, un article abordant les réseaux sociaux dans le 20minutes a retenu toute mon attention. Il reprenait et commentait le rapport annuel d’Addiction Suisse à savoir le panorama Suisse des addictions 2022. J’ai ainsi rédigé un article de prévention autour de cette problématique. Post qui a été publié une première fois dans le cadre de l’initiative « Prier pour la jeunesse » d’avril 2022 et qui se trouve légèrement retravaillé dans cette publication.

Dans le rapport d’addiction Suisse, plusieurs affirmations ont retenues mon attention. 

«Le commerce sur Internet évoque un monde où tout semble possible et où le bras de l’État n’est souvent pas assez long. (…)

Si le web n’est pas une zone de non-droit, la réalité est que les dispositions en vigueur ne sont pas toujours appliquées, comme en témoignent les ventes aux mineurs sur internet. (…)

Les consommateurs·trices doivent acquérir de nombreuses compétences pour identifier les risques auxquels ils sont exposés.»

Loin de moi l’intention de diaboliser les médias sociaux, mais il est capital de demeurer attentif  à propos des défis que les canaux numériques soulèvent en matière de communication. C’est la raison pour laquelle, je vous propose 7 principes pour aborder sereinement les réseaux sociaux.

1 – Définir un cadre d’utilisation des réseaux sociaux

Si on ne se fixe pas de cadre, il est probable que la consomation des médias sociaux va nous submerger. Les notifications et toutes les informations incessantes et non-pertinentes vont probablement poluer tout notre cerveau une présence envahissante. Se fixer un cadre consiste à mettre en place des principes d’utilisation et à les respecter. Par exemple : définir dans quels lieux, à quels moments et avec quelles notifications nous allons utiliser les médias sociaux.
Poser un cadre est rassurant. 

2 – Communiquer 

Un petit debriefing informel ne fait jamais de mal. Le faire naturellement est un gage de confiance. C’est une occasion unique pour extérioriser ce que l’on a vu, ce que l’on entend et ce que l’on pense. Communiquer permet de mettre des mots sur des images, des ressentis et des réflexions qui sont générées par leurs pratiques numériques.

 Echanger pour être rassuré

3 – Gérer son bien être identitaire (et non son profil)

Si la consommation des médias sociaux vous rend mal à l’aise ou si d’autres utilisateurs vous dénigrent… arrêtez de les utiliser et concentrez-vous sur ce qui vous valorise ! 

Est-ce qu’on se promène tout nu dans la rue ? Non, bien évidemment. Alors ne nous promenons pas tout nu dans la jungle des réseaux sociaux.

Pour cela, dans la mesure du possible, il est vivement conseillé de ne pas dévoiler son identité et demeurer actif derrière un pseudo. Ceci dit, en réalité, quand on descend dans la rue publique des réseaux sociaux, tout est mis en place pour que nos amis de la vie réelle soient les mêmes que nos amis de la vie numérique… et même qu’il y en ait beaucoup plus ! Rester anonyme est alors une utopie.

Il faut donc s’habiller et ne pas s’exposer à poil aux regards des autres.

La question à se poser est toujours la même : Est-ce que j’assume l’image et mes propos ? Et si les réactions sont négatives, qu’est-ce que j’en fais ? N’oublions pas que notre image numérique est un prolongement imparfait et limité de notre personne.

Notre profil numérique n’est pas nous, c’est une image trompeuse de nous !

4 – Développer son esprit critique des réseaux sociaux

Quel est l’envers du décors ? Qu’est-ce que les images ne nous montrent pas ? Quelles sont les intentions de l’auteur de la publication ? Pourquoi est-ce que ça me parle ? Quelles émotions est-ce que cela fait ressortir en moi ?

Toutes ces questions, il faut prendre l’habitude de se les poser régulièrement. Elles nous permettent de prendre de la distance et surtout ne pas se laisser manipuler contre notre gré par des personnes dont les intentions sont douteuses.

Dans ce domaine, je vous invite à regarder les courtes vidéos produites par ARTE qui expliquent le fonctionnement de Tinder, Instagram, Facebook, Twitter, Snapchat, Youtube, Candy Crush Saga

5 – Maîtriser son temps d’utilisation

Apprendre à se discipliner et à limiter ses moments d’utilisations des médias numériques permet au consommateur de se distancer de l’urgence de la connexion. La dopamine, molécule du plaisir, générée à travers les réseaux sociaux a tendance à nous rendre dépendant en multipliant les sources de satisfaction. Mais vous l’aurez compris, dans l’univers des réseaux sociaux, tout est mis en place pour vous rendre accro et favoriser leur omniprésence dans votre quotidien.

Demeurer maître de ses choix est l’un des plus grand défis des médias sociaux

6 – Face aux addictions, se poser des limites

Certains utilisateurs des médias sociaux ont tendance à faire l’apologie de certaines pratiques addictives (alcool, drogue, tabac, jeux, médicaments,…) par leurs témoignages.

Mais ils n’ont aucun droit de vous influencer hormis celui que vous leur accordez. 

Car au final, ce qui aura le plus d’impact, ce sont les décisions que vous prendrez pour votre propre bien-être. Et en matière d’addictions, ces décisions s’apparentent à se poser ses propres limites.

Quelle crédibilité j’accorde aux témoignages qui promeuvent des pratiques que je désapprouve ? Et à titre personnel : Quels sont mes rapports et les limites que je me fixe face aux pratiques potentiellement addictives ?

 7 – Face aux addictions, définir des stratégies de protection

Se poser des limites c’est bien, savoir comment réagir lorsqu’on s’y retrouve confronté. C’est encore mieux. Comment vais-je répondre aux sollicitations ? Vais-je refuser, vais-je m’offusquer, vais-je fuir ?

Notre curiosité naturelle nous pousse vers de nouvelles expériences, de meilleures connaissances et compétences. Notre entourage, nos amis peuvent nous aider à palier à cette méconnaissance. Parfois c’est pour notre bien et parfois pas. Dans le cas des produits illicites et/ou addictifs, la question est souvent la même:

Ai-je suffisamment confiance en moi pour ne pas les laisser influencer mon comportement ?

En terme de stratégie, on peut fuir un contexte qui nous rend vulnérable. Eteindre l’écran, fermer son compte, ne pas se connecter. On peut faire face à esquivant par de bonnes pratiques comme en allant boire un verre d’eau pour se changer brièvement ses esprits et sortir de cette force d’attraction. Enfin, on peut mettre en place des systèmes informatiques de limitation d’accès (contrôle parental).

Pour conclure

En matière d’utilisation des réseaux sociaux, nous sommes en constant apprentissage et avons parfois de la peine à suivre l’évolution numérique.Les pratiques évoluent et nous devons nous adapter sans nous laisser envahir. Ces quelques pistes vous permettront, je l’espère, de bien apprivoiser les médias sociaux et d’éviter de tomber dans leurs pièges.
Pour aller plus loin, je vous invite à consulter le post qui aborde la thématiques des dérives des réseaux sociaux. 
les 7 péchés capitaux des réseaux sociaux
Philippe Cavin - à propos

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